Un mythe

De la porte de Dieu à la Tour de Babel

« Il était une fois (toutes les belles histoires commencent par « il était une fois »), un peuple qui vivait heureux dans une grande et belle cité nommée Bab-Ili ou la Porte de Dieu. Ayant développé sciences et savoirs techniques, certains entreprirent d’y élever une tour qui atteindrait les cieux. Afin de punir cet hybris, Dieu condamna les habitants de la ville à parler chacun une langue différente et à ne plus se comprendre… ce qui engendra discorde et solitude ».

La symbolique nous a semblé belle et très semblable à celle de notre histoire. Loin de nous l’idée d’un quelconque prosélytisme ou d’une profession de foi. Pour nous, ce n’est pas Dieu que l’Homme défie dans une grande ville contemporaine, globalisée et globalisante, mais tout le reste… : sans doute la Nature, la juste mesure chère à nos Anciens mais aussi, parfois, une certaine part d’humanité.

De Bab-Ili nous nous sommes donc permis ce glissement vers Bablii parce qu’il s’éloigne de la référence divine pour aller se confondre avec un balbutiement d’enfant. Il rappelle le regard candide que le personnage principal porte sur la ville qu’il découvre, étrange étranger au regard innocent et d’autant plus aiguisé…